Engineers Canada logo

Engineers and Geoscientists BC tient un nouvel atelier sur l’engagement autochtone

2019.10.10

Le 24 septembre, Engineers and Geoscientists BC a lancé un nouveau webinaire/atelier intitulé « The value of Indigenous engagement on engineering and geoscience projects ». L’événement hybride, le premier du genre au Canada, émane du vaste travail réalisé par l’organisme de réglementation pour donner suite aux recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

 

 

L’événement d’une journée visait principalement à informer les ingénieurs et les géoscientifiques des approches de consultation publique auprès des membres des communautés autochtones. Un autre volet important de l’atelier était un exposé sur la valeur du savoir traditionnel des Autochtones en ce qui a trait à l’utilisation des terres et des ressources d’un point de vue technique.

Dans l'introduction, les présentateurs ont donné une vue d’ensemble d’un projet d’ingénierie servant d’étude de cas et qui serait construit dans le territoire de la nation de Tahltan au Yukon, ainsi qu’un aperçu de la reconnaissance des droits des peuples autochtones du Canada et du processus à suivre pour tenir une séance « portes ouvertes » afin de consulter la communauté locale sur le développement du projet. Dans le contexte de l’étude de cas, les présentateurs ont souligné que les communautés autochtones ne s’engagent pas toutes de la même façon et qu’elles sont souvent dotées d’entités administratives qui possèdent une expertise en matière d’ingénierie, de géosciences, d’utilisation des ressources naturelles et de planification de l’utilisation des terres.

Dans la première partie de l’atelier, les propositions visant un site où des routes d’accès étaient à l’étude ont été présentées. Les discussions ont notamment porté sur la façon de tenir compte des divers risques et facteurs dans l’évaluation des différentes propositions.

Nalaine Morin, directrice d’ArrowBlade Consulting Services et ingénieure autochtone membre de la nation de Tahltan, dirigeait la deuxième partie de l’atelier, où elle a expliqué ce que sont les structures de gouvernance et les décisions en matière de ressources du point de vue des Premières Nations. Mme Morin a également expliqué comment les routes d’accès proposées au cours de la première partie seraient évaluées au regard des camps de chasse et de pêche autochtones, des sites de cueillette de plantes médicinales, des camps culturels, des lieux de sépulture, des pistes et d’autres sites importants.

Nalaine Morin a également présenté une liste de stratégies générales pour l’établissement d’un dialogue constructif avec les communautés autochtones dans le cadre de projets :

  • Consulter dès le départ les leaders de la communauté
  • Assurer la transparence de l’information et des intentions pour inspirer la confiance
  • Établir des relations de coopération conjointe et de respect mutuel
  • Travailler de façon constructive pour aborder les préoccupations avant le dépôt des demandes d’autorisations réglementaires
  • Favoriser la planification partagée des projets d’infrastructures
  • Offrir aux communautés autochtones des possibilités de développement commercial
  • Encourager et appuyer le renforcement des capacités des communautés autochtones
  • Collaborer à l’élaboration des demandes d’autorisations avec les communautés autochtones.

La séance de l’après-midi visait à intégrer certaines des leçons retenues pendant la journée, et comprenait du travail en petits groupes, ainsi que la simulation d’une séance « portes ouvertes » pour le projet abordé précédemment.

Dans l’ensemble, cet atelier constituait une première étape constructive vers un meilleur maillage du travail des ingénieurs et des géoscientifiques avec les droits et points de vue des communautés autochtones. Il y a eu beaucoup d’interactions entre les participants et les conférenciers, de nombreuses questions ont été soulevées, et il est clair que l'on continuera à explorer les façons d’améliorer les choses dans ce domaine.