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Ingénieurs Canada contribue à la mise en place d’infrastructures résilientes aux changements climatiques

2019.03.28

En 2013, Ingénieurs Canada et l’Institut de prévention des sinistres catastrophiques (IPSC) ont créé le Groupe de travail sur les infrastructures et bâtiments (GTIB) en collaboration avec Ressources naturelles Canada. Dans le cadre de la Plateforme d’adaptation au changement climatique du Canada, le Groupe de travail travaille à renforcer les capacités, à produire des données probantes et à faire de la sensibilisation auprès des experts qui travaillent dans les domaines où l’adaptation aux changements climatiques entre en jeu – notamment les gestionnaires d’infrastructures, les municipalités, les constructeurs, les assureurs et les ingénieurs. Le groupe de travail est composé de représentants fédéraux, provinciaux, municipaux, de l’industrie privée, et d’organismes non gouvernementaux, et compte plus de 35 membres de différentes régions du Canada au sein de ces cohortes.  

Fait à noter, Ingénieurs Canada fait partie des quelques ONG et est l’une des deux professions qui ont été invitées par Ressources naturelles Canada à participer à la Plateforme d’adaptation. Ingénieurs Canada s’est impliqué dans ce travail dans le cadre de son mandat plus large de répondre aux demandes du gouvernement fédéral et de son travail sur l’ingénierie de l’adaptation aux changements climatiques depuis 2003. 

Depuis sa création, le Groupe de travail a travaillé à faciliter les efforts accrus et l’amélioration des méthodologies pour l’adaptation des bâtiments et des infrastructures. Parmi ses réalisations les plus importantes, mentionnons la publication, en 2017, d’un rapport d’état de la situation de 180 pages qui donnait une vue d’ensemble de l’état actuel de préparation des infrastructures et bâtiments canadiens en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques. Le rapport répertoriait plusieurs lacunes dans les efforts actuels du Canada à ce chapitre :  

  • Le manque de conseils et d’orientations uniformes de la part des paliers supérieurs du gouvernement.  
  • Le manque de disponibilité d’outils techniques et financiers permettant aux municipalités proactives de préparer des analyses de rentabilité en vue d’évaluations des vulnérabilités.  
  • Le manque de conseils sur la tolérance aux risques, comme les normes de gestion des eaux pluviales, en particulier dans les zones urbaines.  
  • Le manque de financement pour la mise en œuvre de mesures d’adaptation.
  • L’absence d’objectifs de conception qui répondront aux conditions climatiques futures pendant la durée utile des infrastructures.
  • Le manque de sources de données et d’informations rationalisées au sujet des changements climatiques.
  • L’absence de rôles et responsabilités clairement définis en ce qui concerne les infrastructures hydrauliques, ainsi que la mise en œuvre d’adaptations mieux intégrée.
  • La sensibilisation limitée du public à l’urgence de faire des changements dès maintenant.

Dans le cadre des efforts qu’il déploie pour s’attaquer à ces questions urgentes, le Groupe de travail a mené un vaste travail de sensibilisation, organisant plus de 40 présentations à l’intention de groupes de principales parties prenantes du secteur des infrastructures et des bâtiments. De nombreux membres mènent des projets dans leur zone de compétence pour corriger bon nombre de lacunes au niveau local. Le Groupe de travail tient plusieurs téléconférences chaque année, et les coprésidents participent aux réunions semestrielles de la Plénière de la Plateforme d’adaptation, l’instance coordonnatrice de la Plateforme. Prochainement, le groupe examinera les progrès accomplis par les membres pour corriger les lacunes répertoriées dans l’Adaptation State of Play Report et discuter des collaborations possibles pour faire progresser ce travail.  

Le but ultime du Groupe de travail sur les infrastructures et bâtiments est de faciliter la conception et l’entretien d’infrastructures et de bâtiments résilients afin d’atténuer les incertitudes entourant un climat qui sera probablement très différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.