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Publication du rapport sur la sécurité économique des femmes : les recommandations d’Ingénieurs Canada largement prises en compte

2018.09.20

rapport

Après plusieurs mois d’audiences, de témoignages et de lecture de mémoires, le Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes a récemment déposé son rapport Sécurité économique des femmes : Assurer l’avenir de l’économie canadienne à la Chambre des communes. Dans ce rapport, le Comité exhorte le gouvernement fédéral à mettre en œuvre des mesures en vue d’accroître la sécurité économique des femmes et d’assurer leur pleine participation à l’économie du pays.

Le Comité a entrepris cette étude parce que, même si la sécurité économique des femmes et leur apport à l’économie canadienne ont connu des transformations au cours des 50 dernières années et que les femmes composent maintenant 47 % de la population active du pays, des obstacles de taille freinent toujours leur participation égale et entière à la vie économique du Canada.

En mai 2017, Ingénieurs Canada a soumis un mémoire écrit au Comité dans lequel il présentait une série de recommandations en vue d’améliorer la sécurité économique des femmes par leur présence accrue dans la profession d’ingénieur. Toujours en mai 2017, Jeanette Southwood, FCAE, FEC, L.L.D. (h.c.), P.Eng., IntPE, vice-présidente des Affaires générales et Partenariats stratégiques d’Ingénieurs Canada, a témoigné devant le Comité, qui a entendu au total 108 témoins pendant cette étude.

Ingénieurs Canada a été ravi de contribuer aux travaux du Comité et est encouragé de constater que celui-ci a jugé que l’information contenue dans son mémoire et son témoignage a été utile à son étude.

En effet, certaines des 86 recommandations contenues dans le rapport font directement écho aux avis et aux recommandations d’Ingénieurs Canada, et le Comité y cite une vingtaine de fois les apports de notre organisme.

Par exemple, dans son mémoire et son témoignage, Ingénieurs Canada recommandait au gouvernement du Canada de financer des travaux de recherche pour étudier les raisons pour lesquelles les femmes ne poursuivent pas d’études postsecondaires en génie. « Pour attirer des jeunes femmes dans des programmes d'ingénierie ainsi que dans la profession, il est nécessaire que le gouvernement fédéral octroie des fonds de recherche afin de nous aider à mieux comprendre pourquoi les jeunes femmes ne choisissent pas ce parcours de carrière, » avait souligné Mme Southwood dans son témoignage devant le Comité.

« La recherche devrait porter sur les facteurs qui dissuadent les femmes de poursuivre des études en génie, même lorsqu'elles possèdent les qualités et les compétences requises. Il est important que les gens du milieu disposent de ces données pour être en mesure de supprimer les écueils qui dissuadent les femmes de faire carrière en génie. »

Dans sa recommandation 64, le Comité reprend cette réflexion et propose que « le gouvernement du Canada effectue des recherches sur les causes de la sous-représentation des femmes dans les métiers spécialisés et dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques, et les solutions possibles pour y remédier ».

Par ailleurs, Ingénieurs Canada recommandait que le gouvernement fédéral se penche sur des mesures en vue de réduire l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Dans les recommandations 9 et 10 contenues dans son rapport, le Comité propose que « le gouvernement du Canada étudie les facteurs qui contribuent à l’écart salarial entre les hommes et les femmes » et qu’il finance « des initiatives visant les employeurs et les employés qui les sensibilisent à l’écart salarial entre les hommes et les femmes [et permettraient de] lutter contre certaines causes de cet écart salarial ».

Enfin, certaines recommandations du Comité visent à renforcer le leadership économique des femmes, y compris celles qui travaillent dans des domaines à prédominance masculine, comme les métiers spécialisés, les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) ainsi que l’entrepreneuriat.

Le rapport offrira des orientations au gouvernement fédéral, qui travaille déjà sur des activités et des initiatives en vue d’améliorer la sécurité économique des femmes.