Les membres du Groupe de travail 30 en 30 nous ont récemment fait part des efforts qu’ils déploient pour atteindre l’objectif de 30 en 30 et surmonter les défis qui les attendent.

Quels sont les points saillants de votre travail sur l’initiative 30 en 30 dont vous aimeriez nous faire part?

Le Groupe de travail 30 en 30 de PEO a entrepris de faire mieux connaître l’initiative d’Ingénieurs Canada et le plan d’action de PEO à ce chapitre. Jusqu’à présent, nous avons tenu des séances de sensibilisation à l’intention des femmes, des sections et comités de PEO et des employeurs d’ingénieurs. Nous comptons organiser par la suite des séances dans les universités.

 

Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à la réalisation de l'objectif 30 en 30?

Il faut changer les attitudes réfractaires au fait que les femmes sont tout aussi capables que les hommes d’exercer le génie. Il est aussi essentiel que les principales parties prenantes fassent valoir l’importance du permis d’exercice et soient prêtes à faire leur part pour que les diplômées en génie, formées tant au Canada qu’à l’étranger, soient encouragées à obtenir leur permis d’exercice et soutenues pendant leur cheminement. 

En travaillant à la réalisation de l’objectif de 30 en 30, nous devons éviter de nous concentrer uniquement sur les efforts de recrutement et de rayonnement en aval, mais aussi nous pencher sur le sort des diplômées en génie et des ingénieures en exercice. Pour replacer les choses dans leur juste perspective, pour être admissibles au permis d’exercice en 2030, les étudiantes d’aujourd’hui doivent suivre dès maintenant les cours de sciences et de maths de 11e année qui sont des préalables pour les programmes d’études en génie, en particulier les cours de physique.

Quelles sont les choses les plus importantes que vous avez apprises en tant que championne 30 en 30 et dont pourraient bénéficier d’autres intervenants?

Il est d’une importance cruciale que l’initiative 30 en 30 ne soit pas perçue comme un enjeu strictement féminin, mais plutôt comme un sujet de préoccupation pour l’ensemble de la profession, hommes et femmes. L’appropriation de cette initiative doit se  faire aux plus hauts niveaux des organisations. Le Groupe de travail fait un effort conscient pour s’assurer d’avoir un équilibre des genres et d’inclure des décideurs et des influenceurs dans ses activités d’engagement.

Selon vous, que faudra-t-il faire pour atteindre l’objectif de 30 en 30 à l’échelle nationale?

Des plans d’action clairement définis, avec des paramètres clés nous permettant de mesurer, collectivement, notre efficacité et nos progrès. C’est un projet qui s’étend sur onze ans, et il faudra un leadership visible et une persévérance sans faille pour atteindre l’objectif de 30 pour cent de femmes ingénieures en 2030.