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Entretien avec Gerard McDonald, chef de la direction

2018.04.05
Gerard McDonald

Quelles sont vos premières impressions du personnel d’Ingénieurs Canada et du travail qu’il accomplit?

Je suis agréablement surpris par leur niveau d’enthousiasme. En rencontrant individuellement chaque membre de l’organisme, j’ai pu constater qu’ils sont tous très engagés. Il est gratifiant de voir avec quel dévouement nos employés travaillent à faire avancer l’organisme. On n’a pas le sentiment qu’ils ne veulent pas faire des choses – la clé est de s’assurer que nous faisons les bonnes choses.

Quelles sont, selon vous, les façons de réaliser le mandat plus vaste d'Ingénieurs Canada dans le cadre d'initiatives particulières ?

Le plan stratégique est actuellement l’initiative la plus importante. C’est un peu difficile pour moi d’arriver au milieu de l’exercice, car je dois m’adapter à tout ce qui a été fait jusqu’ici, mais en tant que chef de la direction, je ne peux pas rester à l’écart. Je trouve des façons de m’intégrer au projet – et c’est aussi fortuit en ce sens que je suis exposé, juste au moment où j’arrive, à l’un des plus importants processus de consultation mené de mémoire récente. J’ai beaucoup aimé y participer et discuter avec les organismes de réglementation pour connaître leurs vues sur Ingénieurs Canada et sur la direction que l’organisme a prise et ce qu’il devrait faire.

Comment comptez-vous favoriser la stabilité et la durabilité organisationnelles?

L’une des premières choses que j’ai faites depuis mon arrivée, c’est de travailler avec l’équipe de direction pour réorganiser la structure de l’organisme. À vrai dire, l’équipe de direction y avait déjà beaucoup réfléchi, de sorte que le moment était propice. Elle savait que les choses devaient changer, et a pu me fournir des pistes de réflexion auxquelles j’ai ensuite contribué.

Nous avons maintenant apporté des changements essentiels à la structure de l’équipe de direction, en créant les postes de contrôleur et d’avocate-conseil qui seront dotés par des membres du personnel en place. Nous avons aussi remplacé le titre de « chef de pratique » par celui de « gestionnaire » dans l’ensemble de l’organisme. Ensemble, ces changements vont immédiatement donner au personnel une idée plus claire de leur position hiérarchique et de la répartition des tâches. Tout indique que ce changement est bien accepté par toutes les personnes concernées, ce qui est extrêmement important pour son succès.

Une autre priorité en termes de stabilité est l’amélioration du processus d’établissement de nos plans opérationnels, qui nous aident à mesurer nos progrès et nous permettent d’évaluer nos projets. Bien sûr, c’est facile à dire – c’est la mise en pratique qui va être le véritable défi.

Comment croyez-vous qu’Ingénieurs Canada peut le mieux servir et soutenir les organismes de réglementation?

En étant à l’écoute de leurs attentes. Ingénieurs Canada est une coentreprise des organismes de réglementation. À l’origine, ils ont dit « nous voulons une organisation nationale », et c’est pourquoi Ingénieurs Canada a été créé. Plus récemment, en partie à cause d’une mauvaise interprétation ou d’un échec du modèle Carver, Ingénieurs Canada restreignait la communication d’information. En pratique, cela a maintenu les organismes de réglementation et d’autres parties prenantes dans le flou pendant trop longtemps au sujet des décisions clés.

Les organismes de réglementation ne parviendront pas toujours à un consensus sur ce que nous devrions faire, mais nous devons avoir ces conversations, qui vont les aider à atteindre l’objectif de servir l’intérêt commun et à trouver des idées sur la façon de relever la barre pour l’ensemble de la profession.

Tout au long des exercices de consultation qui ont été menés au sujet de la planification stratégique, les membres du conseil ont aimé qu’on leur explique nos activités. Nous ne pouvons pas simplement faire ce que bon nous semble, comme cela est déjà arrivé dans le passé. Nous devons les tenir informés de ce que nous faisons en tant qu’organisme, et ce, à un niveau granulaire – les travaux du Bureau d’agrément, du Bureau des conditions d’admission, des groupes de responsables nationaux, de l’équipe du projet d’amélioration de l’agrément, du projet d’évaluation sur la base des compétences, etc. Ces conversations garantissent non seulement que les organismes de réglementation restent informés, mais aussi qu’Ingénieurs Canada ne reproduira pas les efforts qui sont déployés au niveau provincial.

Si l’on n’a pas ces conversations régulièrement, on risque de surprendre les gens et, quand cela se produit, on perd leur confiance. Plus notre organisme sera transparent, plus nous pourrons faire notre travail efficacement et plus les gens auront confiance dans les actions que nous menons.

Selon vous, quelles sont les opportunités les plus intéressantes à Ingénieurs Canada?

Le défi est stimulant. En tant qu’ingénieurs, chaque fois qu’on nous présente un problème, cela nous stimule. Si nous n’avons pas la solution, nous nous mettons à penser comment élaborer un programme pour l’aborder.

L’initiative 30 en 30 en est un bon exemple. Nous avons l’objectif, mais nous ne détenons pas tous les leviers pour l’atteindre. Nous savons que nous devons mobiliser les universités, les employeurs et les établissements d’enseignement secondaire, et il faut trouver comment y arriver? Nous travaillons avec les organismes de réglementation pour repenser la façon de concrétiser l’objectif 30 en 30. Nous explorons de nouvelles façons d’aborder la question. Nous voulons encourager de nombreuses stratégies différentes, puis tabler sur ce qui fonctionne le mieux.

Le mot de la fin?

Je suis enchanté d’être ici. Ayant travaillé toute ma vie au sein de la profession, c’est un grand honneur pour moi d’avoir été choisi pour occuper ce poste. Je suis honoré de collaborer avec les professionnels dévoués qui travaillent ici, au sein du conseil et parmi les organismes de réglementation.

Je suis énergisé par ce que nous pouvons accomplir en tant qu’organisation.