En mai dernier, Darlene Spracklin-Reid a été nommée présidente d’Ingénieurs Canada. Bénévole dévouée au sein de la profession d’ingénieur, elle a été présidente de Professional Engineers and Geoscientists of Newfoundland and Labrador (PEGNL) et a siégé aux conseils de l’Association canadienne de l’éducation en génie, de la Newfoundland and Labrador Construction Association, et de l’American Concrete Institute. Elle s’est jointe au conseil d’Ingénieurs Canada en 2021 et, en tant que présidente, elle guidera le conseil dans la mise en œuvre continue du plan stratégique 2025-2029 de l’organisme. Nous l’avons interrogée sur sa vision de son mandat.

Quel est votre objectif en tant que présidente cette année ?

Mon objectif est de contribuer à faire avancer les priorités de notre plan stratégique tout en renforçant la collaboration entre les organismes de réglementation et l’ensemble de la profession. Je souhaite m’assurer qu’Ingénieurs Canada reste concentré sur les enjeux qui comptent le plus pour le public et pour les ingénieurs, notamment l’excellence en matière de réglementation, la main-d’œuvre de demain, le développement durable et la confiance du public envers la profession.

Vous occupez la présidence au milieu de la période couverte par notre plan stratégique actuel. Qu’est-ce qui vous parait particulièrement marquant à propos de cette période ?

C’est au cours de la phase intermédiaire d’un plan stratégique que la vision se concrétise en résultats. Les premières années sont souvent consacrées à la définition des orientations et la création d’une dynamique, tandis que les années intermédiaires permettent d’évaluer les progrès, d’apporter des ajustements si nécessaire et de s’assurer que les initiatives produisent des résultats significatifs. Il est alors crucial de demeurer concentré sur les priorités tout en conservant suffisamment de souplesse pour répondre aux défis et aux occasions qui se présentent.

Quels changements avez-vous observés depuis que vous collaborez avec Ingénieurs Canada et le conseil ?

Le rythme des changements qui touchent la profession d’ingénieur s’est considérablement accéléré. Nous devons faire face à des enjeux majeurs tels que la résilience climatique, les nouvelles technologies, le développement de la main-d’œuvre et l’évolution des attentes du public. Parallèlement, j’ai constaté une collaboration plus étroite entre les organismes de réglementation dans tout le pays et une volonté croissante de travailler ensemble pour relever les défis communs et saisir les occasions qui se présentent.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous impliquer dans l’évolution de la profession d’ingénieur ?

J’ai toujours été convaincue que le génie fait une réelle différence dans la vie des gens. Tout au long de ma carrière, j’ai pu constater comment les ingénieurs contribuent à bâtir des communautés plus sûres, à renforcer les infrastructures et à résoudre des problèmes complexes. Mon engagement au sein d’Ingénieurs Canada me donne la possibilité de contribuer à l’avenir de la profession et de veiller à ce qu’elle continue d’évoluer d’une manière qui profite à la fois aux ingénieurs et au public que nous servons.

Dans un an, lorsque vous ferez le bilan de votre mandat, qu’est-ce qui, à vos yeux, en aura fait une réussite ?

Je considérerai cette année comme une réussite si nous avons réalisé des progrès significatifs sur nos priorités stratégiques et renforcé les liens au sein de notre communauté d’ingénieurs. Si nous avons contribué à mieux préparer Ingénieurs Canada et la profession à relever les défis et à saisir les occasions qui se présentent, j’aurai le sentiment que nous avons accompli quelque chose d’important.

Aimeriez-vous nous faire part d’autre chose ?

Je suis sincèrement optimiste quant à l’avenir du génie au Canada. Les ingénieurs jouent un rôle essentiel dans la résolution de certains des plus grands défis auxquels notre société est confrontée, et c’est un privilège de servir la profession en cette période. Je me réjouis à l’avance de collaborer avec mes collègues de tout le pays pour continuer à bâtir une profession qui inspire confiance, qui demeure pertinente et qui est prête à affronter l’avenir.