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Prix d’Ingénieurs Canada 2019

Les défis à venir de la profession d’ingénieur – capsule commanditée par Manuvie

Nous avons demandé à nos lauréats et à leurs collègues de nous faire part des défis les plus importants auxquels est confrontée la profession. Voici leurs réflexions.

 

L’importance de la diversité en génie – capsule commanditée par la Great-West

Nous avons demandé à nos lauréats et à leurs collègues de nous dire ce que la diversité apporte au génie. Voici leurs réflexions.

 

 

Catherine Karakatsanis, P.Eng.
Médaille d’or

« En tant que profession, nous avons à la fois l’occasion et la responsabilité de relever les défis auxquels notre planète est confrontée, et nous occupons une position enviable puisqu’un public autrement soucieux devant l’avenir peut avoir confiance en nous, des professionnels qui placent le bien-être du public au-dessus de tout »

À titre de chef de l’exploitation de Morrison Hershfield, Catherine Karakatsanis est responsable de la réalisation technique et opérationnelle de tous les projets de la société dans ses 22 bureaux en Amérique du Nord et son bureau en Inde. Elle a aidé son entreprise à passer d’un effectif de 100 à 1200 personnes, tout en maintenant sa collégialité, son professionnalisme et sa réputation d’excellence sur le plan technique. Tout au long de sa carrière, elle a également assumé un rôle de fer de lance et d’innovatrice au sein d’organismes clés du génie tant à l’échelon provincial que national. En qualité de présidente du conseil d’administration de l’OSPE, elle a dirigé la mise en œuvre du premier plan stratégique de l’organisme et introduit des services essentiels pour les membres. Lorsqu’elle a occupé le poste de présidente de PEO, elle est parvenue à faire changer la Loi sur les ingénieurs de l’Ontario et à mettre en œuvre l’Accord sur le commerce intérieur en réponse au Projet de loi 175 – La Loi ontarienne de 2009 sur la mobilité de la main-d’œuvre. Enfin, à titre de présidente d’Ingénieurs Canada, elle a piloté le lancement du site Web de la Feuille de route à l’intention des personnes formées en génie à l’étranger et dirigé le conseil dans la mise en place de l’audacieux objectif « 30 en 30 », qui a été adopté par l’ensemble des organismes de réglementation du pays.

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Dennis K. Paddock, P.Eng.
Distinction pour services méritoires – Service professionnel

« Il n’existe pas de vocation plus noble dans une carrière en génie que la fonction publique. C’est l’occasion d’avoir une incidence positive marquante sur la vie des gens. »

Dennis Paddock a entrepris sa remarquable carrière de 48 années en génie en gérant des projets novateurs dans le domaine du transport et des infrastructures municipales pour le gouvernement de la Saskatchewan. À titre de chef des programmes municipaux nordiques, il a collaboré avec des consultants en génie au développement et à la réalisation de réseaux d’eau potable et d’eaux usées dans un climat froid ainsi que de programmes de formation des exploitants dans le nord de la Saskatchewan. Il s’est mis au service de la profession pendant 23 ans à titre de chef de la direction et de registraire de l’APEGS, orientant le conseil, les bénévoles et le personnel permanent dans la révision de la Engineering Professions Act en créant la Engineering and Geoscience Professions Act, afin de veiller à ce qu’une seule et même loi continue de régir l’exercice du génie et des géosciences. Au cours de son mandat, il a géré la croissance de l’APEGS, dont l’effectif est passé de 3 600 à plus de 13 000 membres. Tout au long de sa carrière, Dennis Paddock a siégé à divers comités de l’APEGS, notamment à titre de président. Il a également été administrateur d’Ingénieurs Canada et, en deux occasions, président du Groupe des chefs de direction. Aujourd’hui retraité, il demeure Gardien principal adjoint du Camp Kipling no 25 et continue de manifester un vif intérêt pour l’autoréglementation et les importantes contributions des ingénieurs à la société canadienne.

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Bradley Buckham, P.Eng.
Médaille de distinction pour la formation en génie

« Plus la société tend vers l’approche commode rendue facile par Internet, selon laquelle nous estimons possible de trouver une solution à n’importe quel problème dans ce qui a été déjà réalisé et diffusé, plus il devient essentiel que certaines personnes continuent de réfléchir par elles-mêmes. Nous avons besoin de gens qui essaient des choses et s’approprient ce qu’on leur donne pour l’améliorer. »

À titre de chercheur, Bradley Buckham collabore avec des entreprises du secteur privé et des communautés côtières de Colombie-Britannique à faire progresser la technologie des énergies marines renouvelables en concentrant ses efforts sur le lancement de projets de démonstration visant à remplacer la production d’énergie dans des centrales au diesel le long des côtes de la C.-B. Dans le domaine de l’éducation, Bradley Buckham est particulièrement fier d’avoir enseigné à plus de 3 300 étudiants de première année depuis qu’il s’est joint au corps professoral de la Faculté de génie de l’Université de Victoria en 2004. Il affirme que, s’il est parvenu à aider ne serait-ce que un pour cent des étudiants de ce groupe à atteindre leur plein potentiel, leurs réalisations collectives dépassent alors de loin son propre bilan technique de travaux. En choisissant de continuer à enseigner aux classes de première année en dépit de sa progression comme membre du corps enseignant, il estime aussi avoir eu des contributions de plus en plus précieuses à l’évolution des programmes universitaires de génie comme tels. Comme il le dit lui-même, « je crois que le temps et la cohérence sont un facteur exponentiel dans la formule “impact” ».

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Inuvik Tuktoyaktuk Highway Project
Prix national pour un projet ou une réalisation en génie

« Les ingénieurs devraient veiller à ce que l’argent du public soit dépensé de façon responsable. Du point de vue d’un ingénieur, cela signifie que nos études devraient tenir compte de l’ensemble du cycle de vie d’un projet et non simplement du coût initial de la construction. »
Graham Wilkins, directeur de projet

Fruit d’une conception réalisée en collaboration par Tetra Tech et Stantec, la route reliant Inuvik à Tuktoyaktuk a été inaugurée à l’automne 2017. Sa réalisation représente non seulement la concrétisation du premier lien entre l’océan Arctique et le réseau routier du reste du Canada, mais aussi l’accomplissement d’un mandat stratégique des gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Canada remontant aux années 1960. Selon Graham Wilkins, directeur de projet, Transport nordique et pacifique pour Tetra Tech, les principales contributions de ce projet à l’univers du génie résident dans la conception et la construction de routes et de ponts dans un milieu de pergélisol permanent sensible au dégel. Comme il s’agissait de la première route publique construite dans ce genre d’environnement au Canada, l’équipe de concepteurs a dû vaincre des difficultés allant de trouver une façon d’empiler du gravier sur le pergélisol dans la base du talus afin d’assurer une assise stable, de mettre au point des technologies de remblayage du talus et des ponceaux dans des conditions hivernales extrêmement rigoureuses avec des matériaux d’emprunt limoneux de qualité variable; de concevoir les fondations des ponts au moyen de pieux à adhérence due au gel en tenant compte du fluage et des mesures destinées à s’assurer du maintien de l’adhérence à l’interface avec le sol gelé en cas de poursuite du réchauffement climatique.

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Jennifer Drake, P.Eng.
Distinction pour réalisation exceptionnelle d’un(e) jeune ingénieur(e)

« En tant que communauté, il nous faut créer une culture de créativité et d’apprentissage permanent! Le monde ne cesse de changer et les défis environnementaux, économiques et sociaux de demain seront énormes. Les ingénieurs doivent également développer leurs techniques, leurs compétences et leurs connaissances et les adapter en fonction des difficultés inhérentes à l’évolution de la société. »

À 35 ans, Jennifer Drake dirige une équipe de recherche à l’Université de Toronto dont le but est d’atténuer l’impact des centres urbains sur les ressources hydriques en améliorant les infrastructures de gestion des eaux pluviales. Elle bénéficie d’une nomination conjointe avec la John H. Daniels Faculty of Architecture, Landscape, and Design, et est en outre chercheuse principale du Green Roof Innovation Testing Laboratory, un laboratoire primé également connu sous le nom de GritLab. En plus de sa fonction au sein du conseil d’administration de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région, ces travaux de recherche combinés ont eu incidence considérable sur l’amélioration de la politique en matière d’infrastructures, notamment le Règlement sur les toits verts de la Ville de Toronto et les normes sur les bâtiments écologiques, qui sont largement inspirés des travaux du Gritlab. Elle affirme cependant que ce sont ses étudiants actuels et ses anciens étudiants ‒ plus de 30 diplômés de cycles supérieurs et 20 diplômés de premier cycle à ce jour ‒ qui concrétiseront ses principales contributions à la profession d’ingénieur. Elle est convaincue que leurs travaux à titre d’ingénieurs en ressources hydriques joueront un rôle essentiel dans l’amélioration à long terme de l’état des ressources hydriques urbaines.

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Mae Seto, P.Eng.
Prix pour le soutien accordé aux femmes en génie

« Les ingénieurs sont des héros méconnus qui ont façonné la vie moderne et ils ont le droit d’en être fiers. Je sais que je le suis. »

Mae Seto est professeure agrégée et titulaire de la chaire Irving Shipbuilding de mécanique navale et de systèmes autonomes à la Faculté de génie de l’Université Dalhousie. À ce titre, elle est devenue une chef de file internationale en recherche et développement de véhicules autonomes dans des milieux marins et dirige actuellement trois projets du CRSNG et quatre projets industriels liés au MDN. Elle a également mis à profit son expérience comme femme en génie pour inspirer les jeunes filles et les encourager à devenir ingénieures. Depuis plus de 30 ans, elle fait du bénévolat auprès des Guides du Canada et a joué un rôle important dans la création d’un partenariat officiel entre cet organisme et Ingénieurs Canada pour offrir le Programme d’écusson pour les Guides. Soucieuse d’enrichir l’existence des gens de sa communauté en partageant ses talents et sa passion pour les STIM, Mae Seto fait aussi du bénévolat au sein des Scouts du Canada, de même qu’à l’école de ses fils, la Sacred Heart School of Halifax, et à l’Université Dalhousie.

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Helen Wojcinski, P.Eng.
Distinction pour services méritoires – Service communautaire

« À titre d’ingénieurs praticiens, nous avons un devoir de diligence envers le public. J’ai pour principe d’appliquer cette même obligation pour trouver d’autres façons de servir le public. Je m’efforce de réfléchir comme une ingénieure en dehors du génie afin de voir comment je peux contribuer à améliorer la société. »

Les deux volets de la carrière d’Helen Wojcinski ‒ un en génie civil et l’autre, par la suite, en comportement organisationnel ‒ sont étroitement liés à sa façon de voir les choses. Puisant dans une impressionnante expérience en génie civil, qui comprend le prolongement vers l’ouest de l’autoroute 407 ETR ‒ la première autoroute à paiement entièrement électronique au monde ‒ à titre de consultante, elle a facilité dernièrement un changement organisationnel majeur pour Recherche et développement pour la défense Canada. Cette agence du ministère de la Défense nationale a en effet dû s’adapter au moment où les Forces armées canadiennes changeaient leur axe de recherche, passant des missions de maintien de la paix à un rôle de combattants actifs pendant la guerre en Afghanistan. Helen Wojcinski a appliqué la même approche pour aider de nombreuses causes dans sa communauté, siégeant au conseil de la Canadian National Exhibition Association, de Surrey Place et du Southlake Residential Care Village, entre autres, en plus de se porter à la défense de l’équité des genres en génie en participant aux travaux du Comité sur la participation équitable en génie d’Ingénieurs Canada. Elle décrit son travail de bénévole auprès des plus vulnérables au sein de la société canadienne non seulement comme une façon de donner au suivant, mais comme partie intégrante des responsabilités qu’elle a intériorisées à titre d’ingénieure.

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Zenon Kripki
Médaille d’or des étudiant(e)s en génie

« Nous vivons dans un monde où les changements se produisent à un rythme sans précédent et les ingénieurs sont justement capables de résoudre des problèmes. Écoutez les jeunes. Nous sommes devenus des chefs de file en matière d’enjeux sociaux qui définiront l’avenir, notamment la durabilité et l’égalité des genres, et nous savons comment surmonter les obstacles qui se dressent dans notre pays et dans le monde entier. »

Unir des milliers d’étudiants en génie dans tout le pays pour s’exprimer d’une même voix à propos des difficultés auxquelles ils sont confrontés au cours de leurs études n’est pas une mince affaire, mais c’est exactement ce que le lauréat de la Médaille d’or des étudiant(e)s en génie, Zenon Kripki, a réussi à faire au cours de son mandat de deux ans comme président de la Fédération canadienne étudiante de génie. Tout en dirigeant l’organisme, il a facilité la rédaction d’un plan stratégique triennal, une augmentation de 25 pour cent de la participation des membres et l’élaboration de partenariats avec des acteurs clés de l’enseignement du génie aux échelons national et international. En plus de ces réalisations, Zenon Kripki a aussi été coordonnateur de Spectrum, un événement communautaire ayant réuni plus de 6 000 personnes à Saskatoon pour présenter le génie et inspirer la prochaine génération.

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