Des ingénieurs canadiens pour l’avenir : Inscriptions en génie et diplômes décernés – Tendances de 2018 à 2024
Mot du chef de la direction
Ingénieurs Canada est heureux de publier le rapport 2025 Des ingénieurs canadiens pour l’avenir, qui donne un portrait des tendances dans les études postsecondaires en génie au Canada. Ce document renferme de l’information sur toutes les sessions universitaires pour les années civiles 2018 à 2024.
Selon les données des établissements postsecondaires canadiens, la croissance du nombre de diplômes de premier cycle en génie décernés demeure forte, puisqu’elle s’établit à 9 % en 2024 par rapport à 2018. Il est à nouveau encourageant de constater que, dans la plupart des disciplines du génie, on a observé une croissance du nombre de diplômes décernés en 2024 par rapport à 2018, et que les inscriptions aux cycles supérieurs dans bon nombre de disciplines du génie ont aussi poursuivi leur croissance durant cette période.
C’est avec grand enthousiasme que nous pouvons signaler que la proportion de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes dans les programmes de premier cycle et de cycles supérieurs en génie a atteint de nouveaux records, tout comme le nombre de diplômes de premier cycle décernés à ces dernières. En 2024, les femmes représentaient 27,2 % des étudiants de premier cycle, 29,4 % des diplômés de cycles supérieurs et 25 % des diplômés de premier cycle. Alors que la profession se rapproche de l’objectif 30 en 30 d’Ingénieurs Canada - soit 30 % de femmes parmi les nouveaux ingénieurs en 2030 - cette augmentation de la représentation des femmes au premier cycle est un indicateur important de progrès.
Par ailleurs, les programmes de génie canadiens demeurent populaires auprès des étudiants étrangers. En 2024, le nombre total d’étudiants étrangers inscrits au premier cycle a atteint 14 467, soit 16 % de l’ensemble des inscriptions au premier cycle.
Pour la septième année consécutive, Ingénieurs Canada a recueilli des données concernant les taux d’inscription et de diplomation d’étudiants autochtones. Les Autochtones sont toujours nettement sous-représentés dans les programmes de génie, puisque 0,7 % des étudiants au premier cycle se déclarent Autochtones. C’est environ huit fois moins que la proportion de 5 % des Canadiens qui se déclarent Autochtones (Statistique Canada, 2021).
Ingénieurs Canada va maintenir son suivi de ces données au cours des années à venir afin de déceler des tendances et de continuer à encourager les inscriptions et la réussite aux études postsecondaires en génie de manière à refléter la diversité canadienne.
Philip Rizcallah, P.Eng.
Chef de la direction
Remerciements
Ingénieurs Canada remercie vivement les doyennes, doyens et doyens associés des facultés de génie et de sciences appliquées des établissements d’enseignement supérieur canadiens d’avoir fourni les données et les renseignements qui ont permis de produire ce document.
Rapport rédigé par : Adam Rodrigues, FEC (hon.), PMP
Introduction
Le rapport Des ingénieurs canadiens pour l’avenir est un examen annuel des programmes de premier cycle et de cycles supérieurs en génie offerts au Canada, qui permet d’évaluer les tendances du nombre d’étudiants inscrits à temps plein et à temps partiel et de diplômes décernés au cours d’une période de cinq ans. En 2025, 43 établissements d’enseignement postsecondaire ont fourni des données sur les inscriptions, les programmes et les diplômes décernés.
Les résultats font ressortir les tendances des inscriptions par discipline et par établissement, ainsi que le nombre de diplômes de premier cycle et de cycles supérieurs décernés chaque année. Ces résultats révèlent des tendances propres aux disciplines, aux cycles d’études et au sexe, ainsi que le nombre d’étudiants étrangers dans les programmes de génie au Canada et le nombre de diplômés en génie prêts à entrer sur le marché du travail. Le rapport compare les tendances des inscriptions au premier cycle, à la maîtrise et au doctorat, ainsi que le nombre d’étudiants et d’étudiantes qui sont inscrits à des programmes de génie et qui obtiennent leur diplôme. Pour la septième année consécutive, des données portant sur les inscriptions et la diplomation d’étudiants autochtones ont été recueillies et les résultats sont présentés dans ce rapport. Ingénieurs Canada prévoit poursuivre cette collecte de données dans les années à venir afin d’être en mesure de cerner les tendances qui se dessinent.
Les établissements d’enseignement supérieur (EES) fournissent leurs données à Ingénieurs Canada, qui les compile dans ce rapport. Les résultats sont ensuite communiqués aux parties prenantes du génie à l’échelle nationale et au public sous la forme de ce rapport. Ingénieurs Canada apprécie grandement la contribution de ces établissements d’enseignement supérieur à ce rapport.
Notes aux lecteurs et lectrices :
- Lors de la comparaison des données entre les années, on ne tient compte que des établissements d’enseignement supérieur qui ont fidèlement répondu à l’enquête année après année. Lorsqu’un établissement n’a pas fourni de données pendant une de ces années ou plus, il n’est pas repris dans la comparaison, et ce, afin de s’assurer que les comparaisons sont les plus équitables et exactes possible. De petites imprécisions dans les données recueillies ainsi que des changements dans les programmes auront une incidence sur les pourcentages illustrés dans le rapport.
- Quatre types de programmes ont été reclassés de la catégorie « génie physique » à la catégorie « autre », ce qui touche au total six programmes de génie. Bien qu’il y ait en apparence une augmentation des taux d’inscription et de diplomation dans les programmes de cette catégorie, ce n’est qu’une conséquence du reclassement et ne reflète aucune augmentation réelle.
- Les identifiants de sexe se limitent à « homme », « femme », « non binaire » et « préfère ne pas préciser ». Nous utilisons dans ce rapport l’expression « personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes » et « personnes étudiantes s’identifiant comme des hommes » pour englober une plus grande diversité de genres.
Étudiants de premier cycle
Nombre total d’inscriptions au premier cycle
Les inscriptions à des programmes agréés de génie de premier cycle ont poursuivi leur augmentation, atteignant 90 306 étudiants en 2024, soit une augmentation de 1 % par rapport à 2018 et 6 % par rapport à 2022.
Graphique 1.1 – Inscriptions au premier cycle (2018 à 2024, équivalents temps plein)
Nombre total d’étudiants inscrits au premier cycle par discipline
Les disciplines de génie comptant le plus grand nombre d’inscriptions en 2024 sont le génie mécanique, le génie civil et le génie électrique, qui représentent respectivement 22,1 %, 12,8 % et 11,2 % du nombre total d’inscriptions au premier cycle. À l’inverse, les domaines qui comptaient la plus petite proportion des inscriptions au premier cycle sont le génie des matériaux ou de la métallurgie (1 %),t le génie minier ou minéralurgique (0,8 %) et le génie géologique (0,5 %).
Le génie logiciel (19,8 %), le génie informatique (17 %) et le génie de l’environnement (16,9 %) ont connu la plus forte croissance depuis l’année précédente. Parallèlement, les disciplines qui connaissent la croissance cumulative la plus élevée depuis 2018 sont « autre » (102,1 %), le génie logiciel (48,3 %) et le génie logiciel (44,8 %). Inversement, le génie des matériaux ou de la métallurgie (-45,5 %), le génie physique (-34,7 %) et le génie géologique (-13,6 %) ont connu les taux de régression les plus élevés par rapport à l’année dernière.
Neuf disciplines ont connu une régression de l’inscription depuis 2018, à savoir : le génie physique (-49 %), le génie des matériaux ou le génie métallurgique (-34,4 %), le génie chimique (-24,4 %), le génie géologique (-20,9 %), le génie électrique (-16,6 %), le génie civil (-11,3 %), le génie industriel ou de la fabrication (-8 %), le génie mécanique (-1,6 %) et le génie des matériaux ou de la métallurgie (-0,8 %). Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu consécutivement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés depuis 2018.
Graphique 1.2 – Inscriptions au premier cycle par discipline (2018-2024, équivalents temps plein)
Nombre total d’étudiants inscrits au premier cycle par province
C’est toujours en Ontario et au Québec que la proportion d’inscriptions au premier cycle est la plus élevée. En 2024, ces provinces représentaient respectivement 48,1 % et 27,2 % du nombre total d’inscriptions. De plus, le Nouveau-Brunswick (22,7 %), le Manitoba (22,6 %) et l’Ontario (22,6 %) ont connu la plus forte augmentation en pourcentage des inscriptions par rapport à l’année dernière.
La plus forte croissance cumulative des inscriptions par rapport à 2018 a été observée en Colombie-Britannique (40,3 %) et en Manitoba (24,3 %).
L’Alberta (-56,5), Terre-Neuve-et-Labrador (-43,1), la Saskatchewan (-33,7 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (-3,6 %) sont les seules provinces à avoir connu une baisse par rapport à l’année précédente. L’Alberta (-54,6 %), Terre-Neuve-et-Labrador (-48,7 %), la Saskatchewan (-44,2 %), la Nouvelle-Écosse (-23,5 %), et le Québec (-9,2 %) sont les provinces qui ont connu une baisse des inscriptions depuis 2018. Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu consécutivement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés depuis 2018.
Graphique 1.3 – Croissance moyenne des inscriptions au premier cycle par province (2018-2024, 2022-2024, équivalents temps plein)
Nombre total de diplômes de premier cycle décernés
Le nombre de diplômes de premier cycle décernés s’élevait à 17 976 en 2024, ce qui représente une augmentation de 4,8 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit d’une augmentation annuelle moyenne équivalente à celle de 2,7 % pour la période de 2018 à 2024. Cumulativement, le nombre de diplômes décernés dans l’ensemble du Canada a connu une hausse de 9 % par rapport à 2018. Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu consécutivement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés depuis 2018.
Graphique 1.4 – Diplômes de premier cycle décernés (2018-2024)
Le graphique 1.5 indique que l’Île-du-Prince-Édouard et l’Ontario ont connu les plus fortes augmentations du nombre de diplômes de premier cycle décernés par rapport à 2022, avec une croissance de 33,3 % et de 11,8 %, respectivement. De même, l’Île-du-Prince-Édouard, la Colombie-Britannique, l’Ontario et l’Alberta ont connu les plus fortes augmentations du nombre de diplômes de premier cycle décernés par rapport à 2018, avec des hausses respectives de 205,9 %, 32,7 %, 16,2 % et 10,2 %.
La Saskatchewan (-10,5 %), la Nouvelle-Écosse (-8 %), le Nouveau-Brunswick (-7,6 %), le Manitoba (-6,9 %) et le Québec (-5 %) ont connu une diminution du nombre de diplômes de premier cycle décernés par rapport à l’année précédente. La Saskatchewan (-35,8 %), le Nouveau-Brunswick (-26,7 %), le Manitoba (-10,8 %) et la Nouvelle-Écosse (-1,7 %) ont connu une diminution du nombre de diplômes décernés depuis 2018. Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu consécutivement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés depuis 2018.
Graphique 1.5 – Croissance moyenne du nombre de diplômes de premier cycle décernés par province (2022-2024, 2018-2024)
C’est dans les programmes de génie mécanique, de génie civil et de génie électrique qu’on a décerné le plus grand nombre de diplômes en 2024, ce qui représente 24,4 %, 15,5 % et 12,1 % du total respectivement. En outre, c’est le génie informatique qui a connu la plus forte augmentation du nombre de diplômes décernés par rapport à 2022 (23 %) et le génie logiciel qui a connu la plus forte augmentation par rapport à 2018 (133,7 %).
Le génie minier ou minéralurgique (-49,5 %), le génie géologique (-42,1 %), le génie physique (-30,5 %), le génie chimique (-25,2 %), le génie des matériaux ou le génie métallurgique (-18,6 %) et le génie électrique (-1,8 %) sont les disciplines ayant connu des baisses depuis 2018 du nombre de diplômes de premier cycle décernés. De même, le génie géologique (-36 %), le génie minier ou minéralurgique (-12,9 %), le génie industriel ou de la fabrication (-4,7 %), le génie chimique (-3,7 %) et le génie électrique (-3,6 %) ont connu des baisses depuis 2022.
Graphique 1.6 – Croissance moyenne du nombre de diplômes de premier cycle décernés par discipline (2022-2024, 2018-2024)
Étudiants aux cycles supérieurs
Nombre total d’étudiants inscrits aux cycles supérieurs
Le nombre d’étudiants de troisième cycle inscrits s’élevait à 35 150 en 2024. Lorsqu’on compare les établissements qui ont répondu fidèlement à ce sondage depuis 2018, le nombre d’inscriptions aux programmes des cycles supérieurs a augmenté de 16,1 % par rapport à 2022 et de 36,1 % par rapport à 2018, pour un taux de croissance annuelle moyen de 8,1 %.
Graphique 1.7 – Nombre d’inscriptions aux cycles supérieurs (2018-2024, équivalents temps plein)
La province qui a connu la croissance la plus forte des inscriptions aux cycles supérieurs par rapport à l’année précédente est le Québec (57,9 %). La province qui a affiché la plus forte croissance cumulative depuis 2018 est la Colombie-Britannique (54,1 %).
Les provinces ayant connu une baisse depuis 2022 sont la Saskatchewan (-42,3 %), l’Alberta (-38,8 %), l’Île-du-Prince-Édouard (-26,2 %), le Manitoba (-11,9 %), le Nouveau-Brunswick (-9,2 %) et la Colombie-Britannique (-0,9 %). De même, la Saskatchewan (-46 %), l’Alberta (-22,1 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (-19,0 %) ont connu une baisse des inscriptions aux programmes de cycles supérieurs. Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu fidèlement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes depuis 2018.
Graphique 1.8 – Taux de variation moyen des inscriptions aux cycles supérieurs par province (2022-2024, 2018-2024, équivalents temps plein)
Nombre total de diplômes de cycles supérieurs décernés
En tout, 12 754 diplômes de maîtrise et 1 887 diplômes de doctorat ont été décernés en 2024 pour un total combiné de 14 641 diplômes de cycles supérieurs. Cela correspond à une croissance du nombre de diplômes de maîtrise de 26,6 % et à une croissance du nombre de diplômes de doctorat de 14,2 % par rapport à 2022. Parallèlement, des hausses cumulatives de 64,3 % du nombre de diplômes de maîtrise décernés et de 19,9 % du nombre de diplômes de doctorat ont été observées depuis 2018.
Graphique 1.9 – Diplômes de cycles supérieurs décernés (2018-2024)
L’Île-du-Prince-Édouard a connu la plus forte croissance du nombre de diplômes maîtrise décernés en 2024 (100 %) et la plus forte croissance depuis 2018 (700 %).
Le graphique 1.10 indique la croissance moyenne du nombre de diplômes de maîtrise décernés par province pour les périodes 2018-2024 et 2022-2024, alors que le graphique 1.11 donne les mêmes tendances pour les diplômes de doctorat. Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu consécutivement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés depuis 2018.
Graphique 1.10 ‒ Taux de croissance moyen du nombre de diplômes de maîtrise décernés par province (2022-2024, 2018-2024)
Graphique 1.11 ‒ Taux de croissance moyen du nombre de diplômes de doctorat décernés par province (2022-2024, 2018-2024)
Personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes
Inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes
Le nombre d’inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes identifiées comme des femmes est demeuré supérieur à 25 % en 2024, avec une augmentation de 2 %, passant de 25,2 % en 2022 à 27,2 % en 2024. Le nombre total de femmes qui s’identifient comme telles inscrites à des programmes de premier cycle en génie a diminué de 1,9 % depuis 2022 et augmenté de 9,5 % depuis 2018.
Graphique 2.1 – Inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes (1991-2024, équivalents temps plein)
Inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par discipline
Les disciplines qui ont enregistré les plus hauts pourcentages d’inscriptions de femmes au premier cycle en 2024 sont le génie des biosystèmes (56,6 %), le génie chimique (45,8 %) et le génie géologique (42,1 %).
Les disciplines qui ont connu les plus faibles pourcentages d’inscriptions de femmes au premier cycle sont le génie mécanique (18,9 %), le génie électrique (19,1 %) le génie informatique (19,6 %) et le génie minier ou minéralurgique (20,3 %). Bien que ces quatre disciplines représentent 44,7 % du nombre total d’étudiants de premier cycle, elles ne représentent que 31 % du nombre total d’étudiantes de premier cycle qui s’identifient comme des femmes.
De plus, les disciplines qui ont connu la plus forte croissance de la proportion de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes par rapport à 2022 sont le génie logiciel, le génie civil et le génie mécanique, qui ont augmenté de 39,8 %, 38,9 % et 23,8 %, respectivement.
De même, les disciplines qui ont connu la plus forte croissance de la proportion d’étudiants s’identifiant comme des femmes par rapport à 2018 sont le génie logiciel, le génie informatique et le génie des biosystèmes, qui ont augmenté de 123,3 %, 85,5 % et 47,7 %, respectivement.
Graphique 2.2 – Inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par discipline (2024, équivalents temps plein)
Graphique 2.3 ‒ Croissance moyenne des inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par discipline (2022-2024, 2018-2024, équivalents temps plein)
Inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par province
C’est en Ontario que le pourcentage d’étudiantes de premier cycle s’identifiait comme étant des femmes était le plus élevé (29,8 %), tandis que la Saskatchewan affichait le pourcentage le plus faible (21,3 %). Comme le montre le graphique 2.5, sept provinces ont connu une augmentation des inscriptions au premier cycle pour les femmes depuis 2022, tandis que six provinces ont connu des augmentations depuis 2018. Encore une fois, ces comparaisons ont été faites entre les établissements qui ont répondu consécutivement à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés depuis 2018.
Graphique 2.4 ‒ Inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par province (2024, équivalents temps plein)
Graphique 2.5 ‒ Croissance moyenne des inscriptions au premier cycle de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par province (2022-2024, 2018-2024, équivalents temps plein)
Diplômes de premier cycle décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes
Sur les 17 976 diplômes d’ingénieur décernés en 2024, 4 491 l’ont été à des étudiantes qui s’identifient comme des femmes, soit 25 % des diplômés. Lorsqu’on compare les programmes de génie qui ont répondu chaque année à cette enquête, on observe des hausses de 12,3 % par rapport à 2024 et de 28,8 % par rapport à 2018.
Graphique 2.6 ‒ Diplômes de premier cycle décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes (2018-2024)
Les provinces où la proportion de diplômes de premier cycle décernés à des étudiantes s’identifient comme des femmes est la plus élevée sont Terre-Neuve-et-Labrador (26,9 %), suivie de l’Ontario (26,6 %) et du Nouveau-Brunswick (25,4 %). De plus, la Colombie-Britannique a connu la plus forte augmentation de la proportion de diplômes de premier cycle décernés à des diplômés s’identifiant comme des femmes par rapport à 2022, avec une croissance globale de 3,9 points de pourcentage.
Graphique 2.7 ‒ Diplômes de premier cycle décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par province (2024)
Les disciplines présentant les taux de croissance les plus élevés par rapport à l’année précédente dans la proportion de diplômées de programmes de premier cycle étaient le génie des biosystèmes (10,2 points de pourcentage) et le génie géologique (9 points de pourcentage). Les catégories qui ont connu la plus forte croissance par rapport à 2018 sont celles du génie des biosystèmes (augmentation de 15,3 points de pourcentage) et du génie chimique (augmentation de 6,8 points de pourcentage).
Si l’on suppose que la proportion d’étudiantes diplômées suit la progression du nombre d’étudiantes inscrites, la proportion de diplômées de premier cycle connaîtra probablement une croissance dans les années à venir en raison de la hausse des inscriptions de femmes dans de nombreuses disciplines, comme l’illustre le graphique 2.3. Cela est particulièrement notable pour les disciplines qui connaissent la plus forte croissance du nombre d’étudiantes, comme le génie logiciel, le génie informatique et le génie des biosystèmes.
Graphique 2.8 ‒ Diplômes de premier cycle décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par discipline (2024)
Inscriptions aux cycles supérieurs de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes
La proportion d’étudiantes s’identifiant comme des femmes inscrites à des programmes de troisième cycle en génie continue d’augmenter, atteignant 29,4 % en 2024. Lorsqu’on compare les établissements qui ont répondu chaque année à cette enquête depuis 2018, on observe des hausses dans la proportion de 1,5 point de pourcentage par rapport à 2022 et de 3,2 points de pourcentage par rapport à 2018.
Graphique 2.9 – Inscriptions aux cycles supérieurs de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes (2018-2024, équivalents temps plein)
En 2024, les proportions les plus élevées d’inscriptions d’étudiants s’identifiant comme des femmes aux cycles supérieurs ont été observées au Manitoba, au Québec et en Colombie-Britannique, avec des valeurs respectives de 31,8 %, 31,2 % et 30,2 %.
Graphique 2.10 – Inscriptions aux cycles supérieurs de personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par province (2024, équivalents temps plein)
Diplômes de cycles supérieurs décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes
En 2024, le nombre de diplômes de troisième cycle décernés à des personnes étudiantes identifiés comme des femmes, était constitué de 3 517 diplômes de maîtrise et 559 doctorats. Par rapport à 2022, cela représente une augmentation de 3,2 % du nombre de diplômes de maîtrise décernés et une augmentation de 14,9 % du nombre de doctorats décernés. Si l’on compare les établissements qui ont répondu régulièrement à ce sondage depuis 2018, la proportion de diplômes de maîtrise décernés à des étudiantes s’identifiant comme des femmes est passée de 26,7 % en 2022 à 27,6 % en 2024. La proportion de doctorats décernés à des étudiantes s’identifiant comme des femmes a également augmenté, passant de 25,8 % en 2022 à 29,6 % en 2024.
Graphique 2.11 ‒ Proportion de diplômes de maîtrise décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes (2018-2024)
Graphique 2.12 ‒ Proportion de diplômes de doctorat décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes (2018-2024)
En 2024, la province qui comptait la plus grande proportion de diplômes de maîtrise décernés à des étudiantes s’identifiait comme des femmes était le Nouveau-Brunswick, avec 33,3 %. C’est au Nouveau-Brunswick que le pourcentage le plus élevé d’étudiantes s’identifiant comme des femmes ont obtenu un doctorat, soit 66,7 %. À l’inverse, Terre-Neuve-et-Labrador (21 %) et l’Île-du-Prince-Édouard (0 %) étaient les provinces où la proportion de diplômes de maîtrise et de doctorat décernés à des étudiantes s’identifiait comme des femmes était la plus petite.
Graphique 2.13 ‒ Diplômes de cycles supérieurs décernés à des personnes étudiantes s’identifiant comme des femmes, par province (2024)
Étudiants étrangers
Inscriptions d’étudiants étrangers au premier cycle
En 2024, 14 467 étudiants étrangers étaient inscrits à des programmes de premier cycle en génie, ce qui représente 16 % du nombre total d’inscriptions. Lorsqu’on compare les établissements qui ont répondu chaque année à cette enquête depuis 2018, le nombre d’inscriptions d’étudiants étrangers correspondait à 15,6 % du total des inscriptions aux programmes de premier cycle, et à 16 % en 2024. Cela signifie que la proportion d’étudiants étrangers inscrits à des programmes de génie de premier cycle a augmenté de 2,6 % depuis 2018, mais a diminué de 11,3 % entre 2022 et 2024.
Graphique 3.1 – Inscriptions d’étudiants étrangers au premier cycle (2018-2024, équivalents temps plein)
Inscriptions d’étudiants étrangers au premier cycle par discipline
En 2024, les disciplines qui comptaient la plus forte proportion d’étudiants internationaux inscrits étaient le génie des matériaux ou de la métallurgie (32,3 %) et l’industrie ou la fabrication (24 %). À l’inverse, les programmes comptant la plus faible proportion d’étudiants étrangers étaient le génie physique et le génie géologique, soit 10,4 % et 8,1 %, respectivement.
Graphique 3.2 – Étudiants étrangers inscrits au premier cycle par discipline (2024, équivalents temps plein)
Inscriptions d’étudiants étrangers au premier cycle par province
Sur les 14 467 étudiants étrangers inscrits à des programmes de premier cycle en génie au Canada en 2024, 13,3 % (5 792 étudiants) ont étudié en Ontario et 17,9 % (4 402 étudiants) au Québec. Ce sont toutefois l’Île-du-Prince-Édouard (161 étudiants ou 39 %) et le Nouveau-Brunswick (654 étudiants ou 32,2 %) qui ont connu les plus grandes proportions d’inscriptions d’étudiants étrangers. La plus forte croissance du nombre d’inscriptions d’étudiants étrangers par rapport à l’année précédente a été observée au Nouveau-Brunswick (39,9 %) et au Manitoba (20,6 %).
Graphique 3.3 – Inscriptions d’étudiants étrangers au premier cycle par province (2024, équivalents temps plein)
Diplômes de premier cycle décernés à des étudiants étrangers
En 2024, 2 987 des 17 976 diplômes de premier cycle décernés l’ont été à des étudiants internationaux, ce qui représente 16,6 % de l’ensemble. Si l’on compare les établissements qui ont répondu consécutivement à ce sondage depuis 2018, on constate que la proportion de diplômes décernés à des étudiants étrangers a augmenté de 13,5 % depuis 2018 et de 2,1 % depuis 2022.
Graphique 3.4 ‒ Inscriptions d’étudiants étrangers aux cycles supérieurs (2018-2024)
Inscriptions d’étudiants étrangers aux cycles supérieurs
Graphique 3.5 ‒ Inscriptions d’étudiants étrangers aux cycles supérieurs (2018-2024, équivalents temps plein)
Graphique 3.6 – Inscriptions d’étudiants étrangers aux cycles supérieurs par province (2024, équivalents temps plein)
Diplômes de cycles supérieurs décernés à des étudiants étrangers
En 2024, le nombre de maîtrises décernées à des étudiants internationaux s’élevait à 10 122 et le nombre de doctorats à 1 107. Si l’on compare les établissements qui ont répondu consécutivement à ce sondage, on constate que les diplômes de maîtrise décernés à des étudiants internationaux ont augmenté de 17,4 % depuis 2018 et de 12,9 % par rapport à l’année précédente, tandis que les doctorats décernés ont augmenté de 4,7 % depuis 2018 et baissé de 3,5 % de 2022 à 2024.
La proportion de diplômes de troisième cycle décernés à des étudiants internationaux a atteint 79,4 % de l’ensemble des diplômes de maîtrise et 58,7 % de l’ensemble des diplômes de doctorats en 2024. Il s’agit d’une croissance par rapport à 2018, où la proportion de diplômes de maîtrise décernés était de 64,1 % et celle de doctorats décernés était de 56 %.
Graphique 3.7 – Diplômes de maîtrise décernés à des étudiants étrangers (2018-2024)
Graphique 3.8 – Diplômes de doctorat décernés à des étudiants étrangers (2018-2024)
En 2024, Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse comptaient la plus forte proportion de maîtrises décernées à des étudiants étrangers, soit 93,4 %, 87,3 % et 85,2 %, respectivement. Et c’est en Alberta, au Québec et en Saskatchewan que la proportion de diplômes de doctorat décernés à des étudiants étrangers était la plus élevée, avec 73,6 %, 70,2 % et 63,6 % respectivement.
Graphique 3.9 - Diplômes de cycles supérieurs décernés à des étudiants étrangers par province (2024)
Inscriptions et diplomation d’étudiants autochtones
Sur les 43 établissements qui ont répondu à l’enquête sur les inscriptions et les diplômes décernés, 21 ont fourni des informations sur les étudiants autochtones. Les chiffres obtenus étant restreints, les données concernant les inscriptions d’étudiants autochtones présentées sont cumulatives dans un souci de préservation de l’anonymat. Bien que les établissements n’aient pas tous été en mesure de déclarer l’identité autochtone de leurs étudiants et étudiantes, ces données aident la communauté du génie à poursuivre les discussions sur l’augmentation de la représentation autochtone en génie. Même si nous ne pouvons actuellement obtenir une représentation globale et exacte du nombre d’inscriptions d’étudiants autochtones et de diplômes qui leur sont décernés, ces chiffres constituent un bon point de départ.
Sur les 21 établissements qui ont fourni des données sur les étudiants autochtones, 21 ont fourni des informations sur les inscriptions au premier cycle, ce qui représente 46,2 % de tous les étudiants de premier cycle inscrits dans des programmes de génie au Canada. Vingt-un établissements ont fourni des informations sur le nombre de diplômes de premier cycle décernés à des étudiants autochtones, ce qui représente 41,9 % du nombre total de diplômes de premier cycle décernés. En outre, 11 établissements ont fourni des données sur les inscriptions d’étudiants autochtones aux cycles supérieurs, ce qui représente 32,3 % des inscriptions aux cycles supérieurs au Canada. Enfin, sept établissements ont fourni des données sur les diplômes de cycles supérieurs décernés à des étudiants autochtones, ce qui représente 15 % du total de diplômes de cycles supérieurs décernés.
Alors qu’ils représentent 5 % de la population canadienne[1], les Autochtones ne comptent que pour 0,7 % de l’ensemble des inscriptions à des programmes de premier cycle et 0,7 % seulement des diplômes de premier cycle décernés l’ont été à des Autochtones. Quant aux inscriptions d’étudiants à des programmes de cycles supérieurs, le nombre d’étudiants autochtones est de 0,2 % du total, tandis que celui des diplômes décernés à des Autochtones représente également 0,1 % du total.
Graphique 4.1 - Inscriptions et diplomation d’étudiants autochtones au premier cycle (2024)
[1] Gouvernement du Canada. La population autochtone continue de croître et est beaucoup plus jeune que la population non autochtone, malgré un ralentissement de son rythme de croissance. Le Quotidien, 9 septembre 2022, https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/220921/dq220921a-fra.htm
Membres du corps professoral
En 2024, il y avait au total 5 166 membres du corps professoral en génie en équivalents temps plein dans tout le Canada. Lorsqu’on compare les établissements qui ont répondu chaque année à cette enquête depuis 2018, le nombre de membres du corps professoral en équivalents temps plein a augmenté de 3,6 % depuis 2022 et de 10 % depuis 2018. La proportion de femmes au sein du corps professoral a augmenté par rapport à l’année précédente, passant de 19,5 % à 19,7 %.
Graphique 5.1 – Membres du corps professoral par poste (2024, équivalents temps plein)
Graphique 5.2 – Membres du corps professoral s’identifiant comme des femmes (2024, équivalents temps plein)
Graphique 5.3 – Proportion de membres du corps professoral s’identifiant comme des femmes (2008-2024, équivalents temps plein)
Annexe A
Les données qui figurent dans les tableaux suivants peuvent être téléchargées en format Excel.
Inscriptions au premier cycle (U)
Diplômes de premier cycle décernés (UD)
Inscriptions aux cycles supérieurs (G)
Diplômes de cycles supérieurs décernés (GD)
Membres du corps professoral par établissement (F)
F.1. Composition du corps professoral
Programmes coopératifs, de stages et d’expérience professionnelle (C)